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Démarche entièrement dématérialisée, de République à Nation. Aucun déplacement, aucune pièce d'identité, aucun compte à créer. Durée estimée : 2 min 15.
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Doigt
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Pièces justificatives : ce que le jeu n'invente pas
Articles de journalistes, vidéos et rapports. Recensement partiel, arrêté au 4 novembre 2026. Chaque ligne renvoie à ses sources. Les personnes mises en cause et non condamnées restent présumées innocentes. Quand la suite d'une affaire n'a pas été trouvée, c'est écrit. Certains liens montrent des violences réelles.
Ceux qui comptent
Journalistes, associations et collectifs qui tentent de recenser, faute de chiffres officiels complets.
Allô Place BeauvauDavid Dufresne, publié par Mediapart Signalements au ministère de l'Intérieur lancés en décembre 2018 par le journaliste David Dufresne, à partir d'images sourcées : 961 signalements selon Politis. Ouvrir · Entretien dans Politis
Personnes mortes aux mains des forces de l'ordreCollectif Désarmons-les ! (militant) Liste nominative des décès survenus au cours ou à la suite d'une opération de police, tenue depuis 2012 et encore mise à jour en novembre 2026. Le collectif annonce 71 morts pour 2024, 60 pour 2025 et un bilan provisoire de 44 pour 2026, en excluant les affrontements armés qu'il juge symétriques ; ces chiffres sont les siens. Ouvrir
Personnes mutilées par les forces de l'ordre (1971-2020)Collectif Désarmons-les ! (militant) Liste non exhaustive de personnes ayant perdu un membre, un organe ou son usage, surtout par balles de gomme et grenades. Le collectif précise qu'elle n'est plus tenue à jour depuis fin 2020. Ouvrir
Base de données des décès liés aux interventions de police et de gendarmerieBasta! (Ivan du Roy, Ludo Simbille) Base journalistique de 861 décès entre janvier 1977 et fin 2022, classés par circonstances, qui ne préjuge pas de la légitimité de la force employée. Les auteurs rappellent l'absence de données officielles équivalentes. Le rapport de Flagrant déni de novembre 2025 reprend ses décomptes de 50 décès en 2023 et 52 en 2024. Ouvrir
ViolencesPolicières.frSite citoyen agrégeant journalistes et observatoires ; enquêtes signées Vincent Victor Base anonymisée de signalements depuis 2018, avec classement et recherche de doublons : 8 243 victimes et faits, dont 653 victimes graves, à la date de consultation. Les signalements ne sont pas des constats judiciaires. Ouvrir
Rubrique « Violences policières »StreetPress Pas de décompte global, mais des comptages par mobilisation, à partir de vidéos, témoignages et certificats : 59 situations le 10 septembre 2025, une cinquantaine de cas les 17 et 18 octobre 2026, au moins 19 blessés graves par grenade les 17 et 24 octobre 2026. Ouvrir
Rapports de Flagrant déniFlagrant déni (ONG) Pas de base de cas : des rapports chiffrés sur le traitement judiciaire des violences policières, dont celui du 18 novembre 2025, qui s'appuie sur des données du ministère de la Justice et sur le décompte de Basta!. Ouvrir
#MeTooPoliceDisclose, avec L'Œil du 20 heures de France 2 Recensement de violences sexuelles attribuées à des policiers et gendarmes : 429 victimes et 215 mis en cause, pour des faits remontant principalement à 2012. Il ne porte pas sur le maintien de l'ordre. Ouvrir
L'ordre et la forceACAT-France (association) Rapport d'enquête de 2016 fondé sur 89 situations alléguées de violences policières entre 2005 et 2015, présentées par l'ACAT comme un échantillon non exhaustif. Une annexe recense au moins 39 blessés graves par Flashball et LBD depuis 2004. Ouvrir
Un pays qui se tient sageDavid Dufresne (documentaire, 2020) Film construit en grande partie à partir de vidéos reçues sur Twitter depuis décembre 2018, dont les auteurs ont été retrouvés et crédités, soumises à des intervenants. Ouvrir
Le 10 septembre, une journée de violences policières passée au cribleStreetPress, avec violencespolicieres.fr Analyse de 59 situations du 10 septembre 2025 jugées illégitimes par le média, par croisement de vidéos horodatées, de témoignages et de documents médicaux, avec liens vers les vidéos. Ouvrir
Partout en France, la police se lâche face aux lycéensStreetPress Relevé daté, ville par ville, de vidéos du mouvement lycéen de l'automne 2026, avec liens vers les publications sur Instagram, TikTok, X ou Facebook. Ouvrir
Centaines de vidéos, dizaines de blessés : le bilan d'un week-endStreetPress, Index et ViolencesPolicières.fr Enquête conjointe sur les 17 et 18 octobre 2026, à partir de plusieurs centaines de messages et vidéos reçus sur un numéro unique ; une cinquantaine de cas rapportés. Ouvrir
Vidéos des caméras-piétons de Sainte-SolineMediapart et Libération (5 novembre 2025) Enquête fondée sur 84 heures d'images de caméras-piétons de gendarmes. Ouvrir
Enquête vidéo sur un tir de LBD à BordeauxLe Monde (17 octobre 2019) Reconstitution à partir de centaines de vidéos, de photos et de témoignages. Ouvrir
Les RévélateursFrance Télévisions Cellule d'authentification des images, citée par franceinfo dans les affaires de Noisiel et d'El Hacen Diarra. Ouvrir
Comment les images diffusées sur les réseaux sociaux ont changé le traitement judiciaire des violences policièresfranceinfo Article de synthèse sur le poids des vidéos dans les enquêtes (Nahel, Zecler, Chouviat), avec les limites relevées par un procureur et un historien des images. Ouvrir
Les vidéos, date par date
Filmées par des passants, des journalistes, des caméras de surveillance ou des caméras-piétons. La plupart des liens mènent à l'article d'un média qui décrit ou vérifie la vidéo.
17 octobre 2026
Paris, près de la gare du Nord. Des vidéos montrent un homme blessé au crâne et saignant, sans montrer selon l'article ce qui précède ; il impute ses blessures aux forces de l'ordre et le parquet a saisi l'IGPN. Lire l'article qui la décrit (franceinfo)
17 octobre 2026
Paris, place de la République. Une vidéo montre un agent casqué, décrit comme un CRS, porter un coup de tête à un jeune homme, qui n'a pas porté plainte. Lire l'article qui la décrit (Nouvelle-Calédonie La 1ère)
17 octobre 2026
Paris, rue de Rivoli. Selon StreetPress, plusieurs vidéos montrent, vers 15 h 45, une compagnie d'intervention charger des manifestants assis, mains en l'air, avec des coups de matraque sur des personnes restées au sol. Lire l'article qui la décrit (StreetPress)
17 octobre 2026
Strasbourg. Des images authentifiées par franceinfo montrent des tirs de LBD, et une vidéo tournée une minute avant qu'un manifestant soit touché à l'œil ne montre ni violence ni insulte ; le parquet a ouvert une enquête et l'IGPN doit vérifier les conditions du tir. Voir l'article et la vidéo (franceinfo)
8 octobre 2026
Paris, place de la Bastille. Lors d'un rassemblement de lycéens, une vidéo semble montrer un policier donner un coup de genou à un manifestant, selon le parquet de Paris qui a confié l'enquête à l'IGPN. Lire l'article qui la décrit (franceinfo)
8 octobre 2026
Strasbourg, près du lycée Pasteur. Une vidéo montre un policier surgir derrière un lycéen de 15 ans qui demandait à passer, l'attraper par le cou et le tirer en arrière sur plusieurs mètres ; le parquet a ouvert une enquête. Lire l'article qui la décrit (France 3 Grand Est)
7 octobre 2026
Marseille, lycée Marie-Curie. Lors d'un blocus, plusieurs vidéos montrent un CRS sauter puis frapper à la matraque un manifestant saisi par un collègue ; un lycéen de 17 ans dit avoir reçu ce coup à la tête, et l'enquête est confiée à l'IGPN alors que la préfecture évoque des tirs de mortiers. Lire l'article qui la décrit (France 3 Provence-Alpes)
6 octobre 2026
Rennes, devant les Champs Libres. Une vidéo relayée par une députée montre un policier frapper à la matraque les genoux d'un jeune homme adossé à un mur, puis lui porter plusieurs coups de poing ; le parquet de Rennes a ouvert une enquête. Lire l'article qui la décrit (France 3 Bretagne)
6 octobre 2026
Strasbourg, rue Edmond-Labbé. Des vidéos publiées par La Presse Libre et Taranis News montrent des agents avec un LBD et un jeune homme touché au visage, saignant de la bouche ; la procureure a confirmé l'ouverture d'une enquête. Lire l'article qui la décrit (Rue89 Strasbourg)
6 octobre 2026
Paris, place de la Nation. Selon StreetPress, une vidéo montre un policier lancer son bâton et heurter deux personnes, dont un journaliste. Lire l'article qui la décrit (StreetPress)
2 octobre 2026
Le Tampon (La Réunion), près du lycée Roland-Garros. Une vidéo montre un mineur à plat ventre, menotté par un agent pendant qu'un second lui appuie un genou sur le cou ; le parquet de Saint-Pierre a ouvert une enquête et l'adolescent n'a pas souhaité porter plainte. Lire l'article qui la décrit (Réunion La 1ère)
28 septembre 2026
Saint-Ouen-l'Aumône, lycée du Château d'Épluches. Pendant un blocus, une vidéo montre un policier tirer de près avec un lance-grenades sur un adolescent de 14 ans, touché à la mâchoire, le parquet disant qu'il avait frappé une policière ; le tireur est mis en examen et sous contrôle judiciaire. Lire l'article qui la décrit (France 3 Paris Île-de-France) · Suites : franceinfo
17 août 2026
Lille, parking des Halles. Une vidéo révélée par StreetPress montre des policiers approcher un homme seul, l'un le frappant à l'entrejambe, le gazant de près et le frappant aux jambes ; enquête judiciaire confirmée par le parquet, l'homme étant poursuivi de son côté pour violences et rébellion. Lire l'article qui la décrit (France 3 Hauts-de-France)
21 juin 2026
Carcassonne. Une vidéo montre un policier national saisir par-derrière un homme et le jeter au sol ; l'homme est mort treize jours plus tard, le parquet n'établissant aucun lien de causalité avec ces faits et une enquête étant ouverte pour violences volontaires. Voir l'article et la vidéo (franceinfo)
16 mars 2026
Noisiel (Seine-et-Marne). Trois vidéos authentifiées par France Télévisions montrent un homme frappé, plaqué au sol et traîné, tandis qu'une grenade lacrymogène se déclenche ; trois policiers étaient renvoyés devant le tribunal de Meaux pour le 7 septembre 2026, issue non trouvée. Lire l'article qui la décrit (franceinfo) · Suites : Brut
19 janvier 2026
Paris 10e, rue Bichat. Faits datés « possiblement » du 19 janvier selon le parquet : une vidéo tournée d'une fenêtre montre trois policiers plaquer un homme contre un capot et le frapper à la matraque et au visage ; le parquet a saisi l'IGPN. Lire l'article qui la décrit (franceinfo)
16 janvier 2026
Argenteuil, cité Charcot. Une vidéo de riverains montre un policier donner un coup de pied dans les côtes d'un jeune homme de 20 ans maintenu à plat ventre par un autre agent ; le parquet de Pontoise a ouvert une enquête. Lire l'article qui la décrit (Brut)
14 janvier 2026
Paris 20e, rue Fernand-Léger. Une vidéo authentifiée par France Télévisions montre un policier allongé sur El Hacen Diarra, mort en garde à vue quelques heures plus tard ; le parquet confirme deux coups portés au sol, l'autopsie n'avait pas établi la cause du décès et une information judiciaire est ouverte. Lire l'article qui la décrit (franceinfo)
5 octobre 2025
Ivry-sur-Seine. Dans la nuit du 5 au 6 octobre, une vidéo tournée d'un balcon et diffusée par StreetPress montre un jeune homme menotté au sol recevoir une gifle d'un policier puis un coup de pied d'un autre ; enquête confiée à l'IGPN. Lire l'article qui la décrit (France 3 Paris Île-de-France)
18 septembre 2025
Marseille, La Joliette. Des images de journalistes de l'AFP montrent une jeune femme déjà au sol recevoir un coup de pied d'un policier, puis être poussée par un autre et retomber ; le parquet et la police ont ouvert des enquêtes. Lire l'article qui la décrit (ICI Provence)
10 septembre 2025
Cherbourg-en-Cotentin, pont-tournant. Pendant « Bloquons tout », une vidéo montre un policier frapper au visage un homme agrippé à la rambarde et une autre un agent l'étrangler ; le commissaire juge la réponse adaptée, l'homme ayant selon lui bousculé des agents. Lire l'article qui la décrit (ICI Normandie)
10 septembre 2025
Montpellier, place de la Comédie. Une vidéo montre un homme touché à la tête par le jet d'un canon à eau, projeté en arrière et tombant lourdement ; la préfecture dit que la loi a été respectée et parle d'un blessé léger. Lire l'article qui la décrit (France 3 Occitanie)
10 septembre 2025
Clermont-Ferrand. Selon StreetPress, une vidéo montre un policier lancer une grenade lacrymogène à bout portant vers le visage d'une personne assise sur un trottoir ; le préfet affirme que la police dispersait des groupes qui bloquaient la circulation. Lire l'article qui la décrit (StreetPress)
10 septembre 2025
Rennes, basilique Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle. Selon l'analyse de StreetPress, une vidéo montre, vers 17 h 35, une femme plaquée violemment au sol par un gendarme mobile. Lire l'article qui la décrit (StreetPress)
28 août 2025
La Plaine Saint-Denis. Filmée d'un appartement, une vidéo montre un policier gifler un jeune homme puis lui cracher au visage ; le parquet de Bobigny a ouvert une enquête. Lire l'article qui la décrit (StreetPress)
8 septembre 2024
Saïx (Tarn), zad de la Cal'arbre sur le tracé de l'A69. Selon Reporterre, des vidéos montrent des tirs de mortiers d'artifice partant du local des vigiles, ce que le concessionnaire conteste, et des gendarmes présents qui lancent des grenades lacrymogènes et pointent un flashball sur un militant. Lire l'article qui la décrit (Reporterre)
28 juillet 2024
Paris, commissariat du 19e. Des images de vidéosurveillance obtenues par StreetPress montrent un policier frapper au visage un gardé à vue menotté à un banc ; trois policiers ont été condamnés en avril 2026, un relaxé, et deux condamnés ont fait appel. Lire l'article qui la décrit (StreetPress)
13 juillet 2024
Bagnolet. Une vidéo d'une vingtaine de secondes montre un policier frapper au poing un homme menotté dans le dos, puis des policiers le traîner au sol et l'un d'eux le frapper encore ; l'IGPN a été saisie. Lire l'article qui la décrit (France 3 Paris Île-de-France)
25 mai 2024
Nouméa, 6e Km. Dans la nuit du 25 au 26 mai, une vidéo dont le parquet a vérifié l'authenticité montre un agent donner un coup de pied à la tête d'un homme assis au sol ; enquête visant trois policiers municipaux. Lire l'article qui la décrit (Nouvelle-Calédonie La 1ère)
2 juillet 2023
Marseille. Des images de vidéosurveillance publiées par Mediapart montrent, vers 2 h, un tir de LBD visant Hedi qui s'enfuit, puis des coups portés par des policiers de la BAC dans un recoin ; cinq policiers étaient mis en examen en janvier 2026. Lire l'article qui la décrit (France 3 Provence-Alpes) · Suites : ICI
2 juillet 2023
Marseille. Des images de la ville, d'une riveraine et d'un blindé du RAID montrent Mohamed Bendriss à scooter, et on entend cinq tirs avant qu'il ne s'enfuie et s'effondre, dans la nuit du 1er au 2 juillet ; trois policiers du RAID ont été mis en examen, deux invoquant la légitime défense. Lire l'article qui la décrit (France 3 Provence-Alpes)
27 juin 2023
Nanterre. Une vidéo de témoin authentifiée par France Télévisions montre un policier tenir en joue le conducteur d'une voiture, Nahel, 17 ans, et tirer à bout portant quand elle redémarre ; en juin 2026, la Cour de cassation a annulé la requalification des faits et l'affaire repart devant la cour d'appel de Versailles. Voir l'article et la vidéo (franceinfo) · Suites : Le Club des Juristes
15 avril 2023
Rennes. Une vidéo filmée d'un balcon montre un homme repoussé par un CRS puis interpellé par six CRS ; un CRS a ensuite été condamné à sept mois avec sursis et le manifestant condamné pour outrage et rébellion. Lire l'article qui la décrit (France 3 Bretagne) · Suites : Unidivers
25 mars 2023
Sainte-Soline (Deux-Sèvres). Des images de caméras-piétons de gendarmes, révélées par Mediapart et Libération en 2025, font entendre des insultes et montrent des tirs tendus de grenades ; enquête classée sans suite pour quatre blessés, qui ont porté une nouvelle plainte, et la Défenseure des droits a relevé des manquements en juillet 2026. Voir l'article et la vidéo (franceinfo (reportage France 2))
23 mars 2023
Paris 12e, rue de Cîteaux. Des vidéos filmées de balcons montrent une manifestante isolée mise à terre par un policier en civil, gazée au sol puis frappée à la tête avec un bouclier ; le policier au bouclier a été condamné en mars 2026 à huit mois avec sursis et a fait appel, comme le parquet. Lire l'article qui la décrit (StreetPress)
21 mars 2023
Paris 12e. Une vidéo de passant et une caméra-piéton montrent un jeune homme poursuivi par des motards de la BRAV-M, tombé, une moto accélérant vers sa jambe, puis des coups ; deux policiers condamnés à du sursis, un relaxé, appel annoncé par le conducteur. Lire l'article qui la décrit (France 3 Paris Île-de-France)
20 mars 2023
Paris, rue Saint-Antoine. Une vidéo montre un membre de la BRAV-M donner un coup de poing au visage d'un manifestant, qui tombe ; le préfet de police a jugé que le geste paraissait inadapté et l'enquête a été confiée à l'IGPN. Lire l'article qui la décrit (franceinfo)
20 mars 2023
Paris 3e, rue des Minimes. Enregistrement audio et non vidéo, authentifié par Le Monde et diffusé aussi par Loopsider : on y entend des policiers de la BRAV-M insulter et menacer des interpellés, et des bruits de gifles ; trois policiers ont été condamnés en juillet 2025. Lire l'article qui la décrit (franceinfo) · Suites : Brut (AFP)
16 mars 2023
Paris, place Vendôme. Un journaliste filme des policiers de la BRAV-M, montre sa carte de presse puis est aspergé de gaz lacrymogène et repoussé au sol, selon ses images publiées par Loopsider ; il a déposé plainte à l'IGPN. Lire l'article qui la décrit (Actu17 (images Loopsider))
30 janvier 2021
Paris, place de la République. Pendant une manifestation contre la loi Sécurité globale, des vidéos montrent un commissaire frapper à la matraque un manifestant assis pendant une quinzaine de secondes ; le préfet de police a demandé une enquête administrative. Voir l'article et la vidéo (France 3 Paris Île-de-France)
23 novembre 2020
Paris, place de la République. Des images montrent le démantèlement en moins d'une heure d'un campement d'environ 500 tentes, certaines retirées avec des exilés à l'intérieur ; le ministre de l'Intérieur a jugé certaines images « choquantes ». Lire l'article qui la décrit (franceinfo)
21 novembre 2020
Paris 17e, studio de musique. Des images de vidéosurveillance publiées par Loopsider montrent des policiers frapper le producteur Michel Zecler pendant plusieurs minutes, images qui ne concordent pas avec la version des policiers selon franceinfo ; procès annoncé à partir du 9 novembre 2026, le motif raciste ayant été écarté. Lire l'article qui la décrit (franceinfo) · Suites : Sud Radio
18 janvier 2020
Paris, secteur gare de l'Est. En marge d'une manifestation de gilets jaunes, des vidéos montrent un homme au visage ensanglanté, à terre, recevoir au moins deux coups de poing du policier qui le maintient ; enquête judiciaire confiée à l'IGPN. Lire l'article qui la décrit (Europe 1)
9 janvier 2020
Paris, près de la gare Saint-Lazare. Des images montrent un policier tirer au LBD à bout portant et un manifestant s'effondrer. Lire l'article qui la décrit (franceinfo)
9 janvier 2020
Paris. Une vidéo montre un policier frapper à plusieurs reprises à la matraque une conductrice de métro syndiquée qui ramasse son téléphone ; enquête du parquet confiée à l'IGPN. Lire l'article qui la décrit (franceinfo)
3 janvier 2020
Paris, près de la tour Eiffel. Treize vidéos analysées par la gendarmerie couvrent un contrôle routier jusqu'au plaquage au sol de Cédric Chouviat, mort ensuite, qu'on entend dire « j'étouffe » sept fois ; à fin 2024, le parquet avait requis un procès pour homicide involontaire contre trois policiers. Lire l'article qui la décrit (franceinfo)
5 décembre 2019
Paris, boulevard de Magenta. Pendant la manifestation contre la réforme des retraites, une vidéo montre deux policiers frapper à la matraque et à coups de pied une personne presque allongée au sol ; enquête du parquet de Paris confiée à l'IGPN. Lire l'article qui la décrit (franceinfo)
14 septembre 2019
Nancy. Une séquence de quelques secondes montre un homme seul face à plusieurs policiers recevoir un coup de matraque au visage de la part d'un CRS ; le procureur a saisi l'IGPN sur la seule base de cette vidéo. Lire l'article qui la décrit (franceinfo)
28 juin 2019
Paris, pont de Sully. Des images de journalistes montrent des militants d'Extinction Rebellion en sit-in délogés par les forces de l'ordre, encerclés et aspergés de gaz lacrymogène ; la préfecture dit avoir fait les sommations d'usage. Lire l'article qui la décrit (franceinfo)
1er mai 2019
Paris, boulevard du Montparnasse. Une vidéo montre un policier crier « casse-toi » à un manifestant puis gifler un autre manifestant qui lui répond ; le préfet de police a saisi l'IGPN. Lire l'article qui la décrit (franceinfo)
30 mars 2019
Besançon. Une vidéo de Média 25 montre un policier frapper à la tête avec sa matraque un homme qui recule, ensuite en sang à l'arcade ; le préfet a saisi l'IGPN en disant que l'homme lui a semblé faire obstacle à la police. Lire l'article qui la décrit (franceinfo)
12 janvier 2019
Bordeaux. Enquête vidéo du Monde qui reconstitue, à partir de centaines d'images, la scène où un pompier volontaire gilet jaune est touché à la tête par un tir de LBD. Voir la vidéo (Le Monde (lien cité par Acrimed))
5 janvier 2019
Toulon, avenue Vauban. Deux courts extraits montrent un commandant de police porter des coups de poing à un homme plaqué contre un mur et à un manifestant maintenu sur un capot ; le préfet a saisi l'IGPN et le procureur, évoquant un contexte insurrectionnel, n'a pas ouvert de procédure judiciaire. Lire l'article qui la décrit (Europe 1)
6 décembre 2018
Mantes-la-Jolie, Val Fourré. Une vidéo authentifiée par la préfecture des Yvelines montre des dizaines de jeunes agenouillés en rangées, les mains sur la nuque, entourés de policiers ; 151 personnes ont été interpellées et le Défenseur des droits a ouvert une enquête. Lire l'article qui la décrit (franceinfo)
1er décembre 2018
Paris, Burger King près des Champs-Élysées. Des images de vidéosurveillance montrent des CRS donnant des coups de matraque à des gilets jaunes et à un journaliste réfugiés dans le restaurant, pendant 2 minutes 37 ; neuf CRS ont été condamnés le 17 mars 2026 à des peines de six mois à deux ans avec sursis. Voir l'article et la vidéo (franceinfo / France Télévisions) · Suites : Actu17
2 février 2017
Aulnay-sous-Bois. Des images d'une caméra de surveillance montrent l'interpellation de Théo, l'usage de gaz lacrymogène et des coups de matraque télescopique ; le viol n'a pas été retenu et trois policiers ont été condamnés en janvier 2024 à des peines de 3 à 12 mois avec sursis. Lire l'article qui la décrit (franceinfo) · Suites : AFP, La Gazette France
26 mai 2016
Caen. Filmé en direct par Normandie actu, un policier en tenue anti-émeute frappe à plusieurs reprises un jeune homme au sol, à la matraque et au pied ; la direction départementale de la sécurité publique parle de légitime défense. Lire l'article qui la décrit (franceinfo)
17 mai 2016
Manifestation contre la loi Travail (ville non précisée par la page). Un film de près de trois minutes montre un CRS s'accroupir et tirer vers le cameraman qui filme une interpellation ; selon lui, il s'agit d'une grenade lacrymogène, et il a déposé plainte à l'IGPN. Voir l'article et la vidéo (Reporterre)
28 avril 2016
Paris, place de la Nation. À la fin d'une manifestation contre la loi Travail, un journaliste de francetv info rapporte et filme un CRS frappant à la matraque un jeune homme à l'épaule, au genou puis à la tête. Lire l'article qui la décrit (franceinfo)
24 mars 2016
Paris, lycée Bergson. En marge d'une mobilisation contre la loi Travail, une séquence de 11 secondes montre un policier donner un coup de poing à un jeune manifestant tenu par deux collègues ; le policier a été condamné à huit mois avec sursis. Voir l'article et la vidéo (franceinfo) · Suites : RTBF
Chronologie
2026
El Hacen Diarra, Paris, janvier 2026. Ce Mauritanien de 35 ans meurt dans la nuit du 14 au 15 janvier en garde à vue au commissariat du 20e arrondissement. Le parquet décrit une interpellation mouvementée avec usage du taser et un malaise au commissariat ; la famille s'appuie sur une vidéo montrant selon elle des coups portés à un homme maintenu au sol. Une information judiciaire pour violences ayant entraîné la mort est annoncée le 19 janvier ; aucune mise en examen n'a été trouvée. Sources : Brut, Politis
2026
Lycéen de 14 ans, Saint-Ouen-l'Aumône, 28 septembre 2026. Ce lycéen est grièvement blessé au visage par un tir de lance-grenade devant un lycée professionnel, avec la mâchoire scellée et des dents cassées ou arrachées. Le policier auteur du tir est mis en examen le 6 octobre pour violences suivies de mutilation ou d'infirmité permanente, placé sous contrôle judiciaire et interdit d'exercer. Il reste présumé innocent ; la famille annonce une plainte pour tentative d'homicide. Sources : franceinfo, ICI
2026
Yeux touchés à Tours et Argenteuil, 30 septembre et 1er octobre 2026. À Tours, un lycéen de 16 ans perd l'usage de l'œil droit pendant un blocus ; le parquet juge les lésions compatibles avec un LBD, et un policier est mis en examen pour violences aggravées. À Argenteuil, un autre lycéen de 16 ans, touché au visage, risque selon son avocate de perdre la vue d'un œil ; le parquet indique que deux policiers ont tiré au LBD après des tirs de mortiers, et l'IGPN enquête. Sources : France 3, franceinfo, ICI
2026
Lycéen de 15 ans, Lens, 5 octobre 2026. Ce lycéen perd une main près de son lycée lors d'un blocus, par l'explosion d'une grenade assourdissante. Les circonstances restent discutées : selon le parquet cité par ICI, la grenade aurait été tirée à 80 mètres puis ramassée, et l'IGPN doit vérifier ce point et la régularité du tir. Le 7 octobre, le ministre suspend ces grenades, pour le seul mouvement lycéen. Sources : franceinfo, ICI
2026
Marseille et Paris, 7 et 8 octobre 2026. À Marseille, une vidéo montre un CRS en plein saut frapper un lycéen tenu par le col ; six points de suture à la tête, et une enquête confiée à l'IGPN, alors que la préfecture fait état de tirs de mortiers contre les forces de l'ordre. À Paris, place de la Bastille, le parquet saisit l'IGPN pour une vidéo semblant montrer un coup de genou d'un policier à un manifestant. La préfecture annonce une enquête administrative, sans commenter le geste. Sources : France 3, ICI
2026
Mouvement lycéen : le bilan à la mi-octobre 2026. Le ministère de l'Intérieur annonce 36 enquêtes confiées à l'IGPN, dont quatre pour blessures mutilantes ; Matignon compte 215 élèves blessés, l'immense majorité selon lui par accident ou du fait d'autres individus, et le gouvernement 715 policiers ou gendarmes blessés depuis le 28 septembre. StreetPress relève 6 877 gardes à vue, dont 86 % de mineurs. Le média recense aussi neuf cas filmés en cinq jours de véhicules de police lancés vers des jeunes, usage que le ministre présente comme des manœuvres de dégagement. Sources : ICI, franceinfo, franceinfo, StreetPress, StreetPress
2026
Saint-Étienne et Mulhouse, 17 octobre 2026. À Saint-Étienne, un jeune de 17 ans est amputé d'une main après l'explosion d'une grenade ; son avocat dépose plainte contre le tireur et, devant la Cour de justice de la République, contre le ministre de l'Intérieur. À Mulhouse, une adolescente perd un œil. Des enquêtes sont confiées à l'IGPN, avec l'IGGN à Saint-Étienne ; aucune responsabilité n'est établie à ce stade. Sources : franceinfo, franceinfo
2026
Strasbourg et Paris, 17 octobre 2026. À Strasbourg, un manifestant est grièvement blessé à l'œil, selon des témoins par un tir de LBD ; son avocat juge le tir trop rapproché, et le parquet a ouvert une enquête. À Paris, un photographe de 25 ans a l'artère fémorale touchée par un tir de grenade, selon son avocat ; l'origine exacte du projectile reste à établir. Il est opéré en urgence et le parquet saisit l'IGPN pour violences ayant entraîné une mutilation ou une infirmité permanente. Sources : franceinfo, franceinfo
2026
Décès d'un manifestant, Paris, 17 octobre 2026. Un homme de 59 ans s'effondre près de la place de la République et meurt. L'autopsie conclut à une défaillance cardio-respiratoire sur fond de cardiopathie, sans lésion de prise ou de défense, avec des analyses complémentaires demandées. La famille conteste, porte plainte contre les forces de l'ordre en invoquant une forte exposition aux gaz, et une information judiciaire est ouverte le 27 octobre pour rechercher les causes : aucun lien avec les forces de l'ordre n'est établi. Sources : France 3, franceinfo
2026
Grenades, 17 au 24 octobre 2026 : le décompte de StreetPress. StreetPress, Index et violencespolicieres.fr disent avoir reçu plusieurs centaines de messages et vidéos, et vérifié une cinquantaine de cas pour le seul week-end des 17 et 18 octobre. Ils comptent au moins 19 blessés graves par grenade les 17 et 24 octobre, dont cinq avec des éclats retrouvés dans les plaies. Ce décompte journalistique n'est pas judiciaire ; le fabricant de la grenade GM2L affirme qu'elle ne produit pas d'éclats, et le ministère n'a pas répondu au média. Sources : StreetPress, StreetPress
2026
Reims, Toulouse, Clermont-Ferrand et Marseille, 24 et 31 octobre 2026. Le ministre évoque environ 150 manifestants blessés le 24 octobre, dont trois gravement : à Reims (tibia, après l'emploi confirmé de grenades GM2L), à Toulouse (main) et à Clermont-Ferrand (main, le parquet évoquant une possible grenade policière), avec des enquêtes confiées à l'IGPN à Reims et Toulouse. À Marseille, le 31 octobre, un homme de 39 ans dit avoir été frappé par des policiers et déplore sept dents arrachées et un nez cassé ; le parquet ouvre une enquête pour violences avec arme, confiée à l'IGPN. Sources : franceinfo, BFMTV sur Yahoo, France 3, franceinfo
2025
« Bloquons tout », 10 septembre 2025. StreetPress et violencespolicieres.fr relèvent 59 situations de violences qu'ils jugent illégitimes, dont des fractures et des traumatismes crâniens ; le préfet de l'Hérault dément tout blessé grave par le canon à eau de Montpellier. À Cherbourg, des vidéos montrent un policier frapper un manifestant, réponse jugée « adaptée » par le commissaire. À Paris, place des Fêtes, la préfecture confirme l'usage répété du taser dans un restaurant en le justifiant par la virulence d'un homme, une version que StreetPress juge incompatible avec ses vidéos ; aucune enquête n'a été trouvée sur ces cas. Sources : StreetPress, StreetPress, ICI
2025
Manifestante à terre, Marseille, 18 septembre 2025. Des images de l'AFPTV, vues des dizaines de millions de fois, montrent un policier donner un coup de pied à une jeune manifestante au sol, puis un autre agent la pousser. La direction de la police annonce une enquête interne, dont l'issue n'a pas été trouvée. Source : franceinfo
2025
Vidéos de Sainte-Soline, novembre 2025. Libération et Mediapart diffusent des images de caméras-piétons de gendarmes montrant, selon eux, des tirs tendus de grenades encouragés par la hiérarchie, des insultes et des propos réjouis comme « Je compte plus les mecs qu'on a éborgnés ». Le ministre de l'Intérieur condamne les propos et gestes et demande une enquête administrative, tout en défendant une réponse proportionnée dans la majorité des cas. Source : ICI
2024
Jumaa al-Hasan, Gravelines, 2 mars 2024. Cet exilé syrien de 27 ans se noie en tentant de rejoindre le Royaume-Uni. À partir d'une reconstitution 3D, Disclose, Index et le laboratoire Liminal affirment que les forces de l'ordre sont directement impliquées et ne l'ont pas secouru. En juillet 2025, une enquête judiciaire est en cours et aucun policier présent n'a été entendu, selon Disclose. Source : Disclose
2023
Photographe amateur, réforme des retraites, 19 janvier 2023. Selon StreetPress, ce photographe amateur de 29 ans reçoit au sol un coup de matraque entre les jambes et doit être amputé d'un testicule. Deux policiers sont mis en examen pour violences aggravées. StreetPress compte au moins 15 hommes gravement blessés ou mutilés aux parties génitales par les forces de l'ordre depuis 2015, en l'absence de statistique officielle. Source : StreetPress
2023
Enregistrement de la BRAV-M, Paris, mars 2023. Dans la nuit du 20 au 21 mars, un jeune interpellé en marge d'un cortège contre la réforme des retraites enregistre les échanges avec des policiers de la BRAV-M, dont des menaces adressées à un étudiant tchadien ; l'audio est révélé trois jours plus tard. Le 10 juillet 2025, le tribunal de Bobigny condamne trois policiers pour violences et menaces : un an de sursis et deux ans d'interdiction d'exercer pour le plus lourdement sanctionné, huit mois de sursis et un an d'interdiction pour un deuxième, 2 000 euros d'amende pour le troisième. Sources : Brut (AFP), Brut (AFP)
2023
Sainte-Soline, 25 mars 2023 : les blessés graves. Les manifestants font état de 200 blessés et les gendarmes en déclarent 45. Quatre blessés graves portent plainte : Olivier (pied fracturé par une grenade), Alix (paralysie faciale), Mickaël (coma de plus d'une semaine après un tir de LBD à la gorge, selon lui) et Serge. Le parquet de Rennes classe les violences et la non-assistance, invoquant selon les cas un tir conforme, le contexte ou l'absence de tireur identifié, mais ouvre en décembre 2025 une information judiciaire sur les tirs tendus ; les quatre se constituent parties civiles en janvier 2026. Sources : Reporterre, Brut, ICI
2023
Serge Duteuil-Graziani, Sainte-Soline, 25 mars 2023. Ce manifestant de 32 ans, touché à la tête, souffre d'une fracture du crâne et reste plus d'un mois dans le coma, avec des séquelles durables. Le 26 mai 2026, Libération et Mediapart concluent, après synchronisation de plus de 2 000 fichiers vidéo et audio, à un tir tendu de grenade lacrymogène depuis la tourelle d'un blindé de gendarmerie, une conclusion journalistique que la gendarmerie n'a pas commentée. Le parquet de Rennes, qui avait repéré ce tir sans écarter d'autres, avait classé en décembre 2025 au bénéfice du doute. Sources : France 3, Reporterre
2023
Nahel Merzouk, Nanterre, 27 juin 2023. Cet adolescent de 17 ans est tué par un tir de policier à bout portant lors d'un contrôle routier. Renvoyé aux assises pour meurtre en juin 2025, le policier voit les faits requalifiés en violences mortelles par la cour d'appel de Versailles en mars 2026, requalification annulée par la Cour de cassation en juin 2026, qui maintient le non-lieu du second policier. La cour de Versailles devait réexaminer le dossier le 29 septembre 2026 ; sa décision n'a pas été trouvée. Sources : France 24 (AFP), Le Club des Juristes
2023
Hedi, Marseille, nuit du 1er au 2 juillet 2023. Pendant les émeutes, ce jeune homme subit un grave traumatisme crânien lors d'une interpellation par des policiers de la BAC ; selon son avocat, les coups plutôt que le seul tir de LBD expliquent la blessure à la tête. Quatre policiers sont mis en examen pour violences aggravées et leur commandant pour non-assistance à personne en danger. Une reconstitution a lieu en janvier 2026 ; l'instruction se poursuit et les mis en cause sont présumés innocents. Sources : ICI, Le Courrier de l'Atlas
2023
Mohamed Bendriss, Marseille, nuit du 1er au 2 juillet 2023. Cet homme de 27 ans, à scooter, s'effondre en arrêt cardio-respiratoire devant l'immeuble de sa mère. Des vidéos publiées par Libération et Mediapart montrent selon ces médias au moins cinq tirs de LBD et de bean bags depuis un blindé du RAID. Trois policiers du RAID sont mis en examen pour violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner, et sont présumés innocents ; aucune information postérieure à décembre 2023 n'a été trouvée. Source : Politis
2019
Jérôme Rodrigues, Paris, 26 janvier 2019. Cette figure des gilets jaunes perd l'usage de l'œil droit place de la Bastille, après l'explosion d'une grenade de désencerclement à ses pieds. Début février 2026, la cour d'appel de Paris confirme le renvoi du policier mis en cause devant une cour criminelle ; il invoque la légitime défense et aucune date de procès n'est connue. Elle confirme aussi le non-lieu d'un second policier, soupçonné d'avoir blessé un ami de la victime au LBD. Source : Politis
2019
Geneviève Legay, Nice, 23 mars 2019. Cette militante d'Attac de 73 ans subit des fractures du crâne et deux mois d'hospitalisation après une charge policière lors d'un rassemblement de gilets jaunes. Le commissaire qui l'avait ordonnée est condamné le 8 mars 2024 à six mois de prison avec sursis pour complicité de violences, sans inscription au casier. La cour d'appel de Lyon confirme cette peine le 29 juin 2026. Sources : Politis, Lyon Capitale
2019
Steve Maia Caniço, Nantes, 21-22 juin 2019. Cet animateur périscolaire de 24 ans se noie dans la Loire pendant une intervention policière à la Fête de la musique, où du gaz lacrymogène est employé et où plusieurs personnes tombent dans le fleuve. Le commissaire, seul jugé, est relaxé d'homicide involontaire en septembre 2024 et le parquet renonce à faire appel, tout en relevant une concomitance entre les gaz et la chute. Les autres mis en cause bénéficient d'un non-lieu. Source : Le Courrier de l'Atlas
2019
Manuel Coisne, place d'Italie, Paris, 16 novembre 2019. Il perd un œil, touché par une grenade lacrymogène lors d'un rassemblement pour l'anniversaire des gilets jaunes. Fin 2024, un juge renvoie devant une cour criminelle le policier soupçonné d'un tir tendu, présumé innocent. La cour d'appel de Paris renvoie ensuite le dossier à l'instruction pour examiner aussi la responsabilité du préfet de police de l'époque, visé par une plainte au sujet de la nasse. Source : Brut
2019
Gilets jaunes : le décompte de David Dufresne, mai 2019. 280 blessures à la tête, 23 personnes ayant perdu un œil, 5 mains arrachées. Les décomptes varient selon la date et la méthode. Source : Politis
2018
Gabriel Pontonnier, Champs-Élysées, 24 novembre 2018. Ce gilet jaune de 21 ans perd une main en ramassant une grenade GLI-F4 lancée par un CRS. Le parquet avait requis un non-lieu, mais un juge renvoie le gradé en correctionnelle pour blessures involontaires. Le tribunal de Paris le relaxe le 17 octobre 2025, jugeant son geste nécessaire et proportionné ; la partie civile ne peut pas faire appel et envisage la CEDH. Sources : ICI, ICI
2018
Zineb Redouane, Marseille, décembre 2018. Cette octogénaire est touchée au visage par une grenade lacrymogène à sa fenêtre du quatrième étage, en marge d'une manifestation, le 1er décembre ; elle meurt le lendemain à l'hôpital. Selon Amnesty, la hiérarchie n'a pas suivi la sanction recommandée par l'IGPN contre le tireur. L'enquête, dépaysée à Lyon, conduit à la mise en examen d'un CRS pour homicide involontaire le 12 septembre 2024, selon l'avocat de la famille ; aucun procès n'est annoncé. Sources : Europe 1, ICI, Amnesty International France
2018
Burger King de l'avenue de Wagram, Paris, 1er décembre 2018. Des CRS frappent à coups de matraque et de pied des manifestants réfugiés dans le restaurant, pendant 2 minutes 37 filmées. Le 17 mars 2026, le tribunal de Paris condamne neuf policiers à des peines de 6 à 24 mois de prison avec sursis, non inscrites au casier, en jugeant la force ni nécessaire ni proportionnée. Le tribunal se déclare incompétent pour les dommages et intérêts, renvoyés au juge administratif ; aucun appel n'est signalé dans les sources consultées. Sources : La Gazette France (AFP), Actu17, Encyclopædia Universalis
2018
Lycéens de Mantes-la-Jolie, décembre 2018. Près de 150 lycéens interpellés lors d'une mobilisation contre Parcoursup et la réforme du bac sont filmés à genoux, les mains derrière la tête. Plus de six ans après, en avril 2025, un juge prononce un non-lieu en invoquant des circonstances exceptionnelles et un manque de moyens policiers. Leur avocat annonce un appel, dont l'issue n'a pas été trouvée. Source : Politis
2018
Antoine Boudinet, Bordeaux, 8 décembre 2018. Ce gilet jaune de 27 ans a la main arrachée par une grenade GLI-F4 qu'il avait ramassée. L'IGPN classe sa plainte, puis l'information judiciaire aboutit à un non-lieu en 2022. Le 13 février 2025, la cour d'appel de Bordeaux le confirme, estimant qu'aucune faute n'est décelable et que son geste est à l'origine des blessures ; son avocat envisage un pourvoi. Source : franceinfo
2016
Laurent Théron, loi Travail, Paris, 15 septembre 2016. Ce syndicaliste perd l'usage d'un œil, touché par une grenade de désencerclement lancée par un CRS. Jugé aux assises en décembre 2022, le policier est acquitté au titre de la légitime défense, et le parquet ne fait pas appel. Les avocats de Laurent Théron saisissent la CEDH, qui ouvre une procédure contre la France, signalée en décembre 2023 ; aucune décision sur le fond n'a été trouvée. Sources : Politis, The Local
2016
Adama Traoré, Val-d'Oise, juillet 2016. Il meurt dans une gendarmerie du Val-d'Oise après une interpellation, et sa mort devient un dossier emblématique. Le non-lieu dont bénéficient les gendarmes, prononcé en août 2023 et confirmé en mai 2024, devient définitif avec l'arrêt de la Cour de cassation du 11 février 2026. L'avocat de la famille annonce une saisine de la CEDH. Sources : Le Courrier de l'Atlas, Brut
2014
Rémi Fraisse, Sivens, octobre 2014. Ce jeune homme de 21 ans est tué dans la nuit du 25 au 26 octobre par une grenade offensive lancée par un gendarme sur le chantier du barrage. Le non-lieu de janvier 2018 est confirmé en appel puis en cassation, et aucun procès n'a lieu. Le 27 février 2025, la Cour européenne des droits de l'homme conclut à une violation du droit à la vie, pour les lacunes du cadre légal et de la conduite des opérations, sans retenir de manquement des juges à l'indépendance ou à l'impartialité. Source : Public Sénat
1986
Malik Oussekine, Paris, décembre 1986. Cet étudiant de 22 ans meurt le 6 décembre, lors d'une charge policière au Quartier latin contre des opposants à la loi Devaquet ; deux policiers de l'unité à moto sont mis en cause. Le 27 janvier 1990, les assises de Paris les déclarent coupables de coups et blessures volontaires et les condamnent à deux et cinq ans de prison avec sursis. Source : Encyclopædia Universalis
1977
Vital Michalon, Creys-Malville, 31 juillet 1977. Ce professeur de physique de 31 ans meurt pendant une manifestation contre le surgénérateur Superphénix. Selon l'INA, les autorités parlent alors d'une crise cardiaque, alors que la mort est due à l'explosion d'une grenade offensive lancée par les CRS. Les sources consultées ne mentionnent pas de suites judiciaires. Sources : Reporterre, INA
1968
Usine Peugeot de Sochaux, 11 juin 1968. L'intervention pour déloger les grévistes tourne à l'affrontement : des CRS ouvrent le feu et un manifestant meurt par balle, puis des grenades offensives sont employées. La presse du 13 juin fait état de deux morts, Pierre Beylot et Henri Blanchet, de 80 hospitalisés et d'une cinquantaine d'autres blessés, dont un CRS dans un état critique, selon un document pédagogique de l'académie de Besançon. Source : Académie de Besançon
1967
Pointe-à-Pitre, Guadeloupe, mai 1967. Lors d'une grève d'ouvriers du bâtiment, les forces de l'ordre tirent sur la foule le 26 mai. Le bilan officiel est de sept morts, quand la plupart des autres estimations approchent la centaine, selon Al Jazeera. La commission d'enquête mise en place par le ministère des Outre-mer conclut en 2016 qu'un décompte exact est impossible faute de preuves. Source : Al Jazeera
1962
Charonne, Paris, 8 février 1962. La police charge une manifestation contre l'OAS et pour la paix en Algérie, aux abords du métro. Neuf morts. Une plaque est posée dans la station en 1982. Source : Larousse
1961
Algériens de Paris, 17 octobre 1961. Une manifestation contre le couvre-feu visant les « Français musulmans d'Algérie » est réprimée dans le sang sous l'autorité du préfet de police ; environ 12 000 personnes sont arrêtées. Les bilans officiels d'alors sont très inférieurs aux estimations récentes, qui vont jusqu'à 200 morts. Le 28 mars 2024, l'Assemblée nationale condamne ce massacre par 67 voix contre 11, dans une résolution sans valeur contraignante. Source : LCP
1953
Place de la Nation, Paris, 14 juillet 1953. La police tire à balles réelles sur le cortège d'indépendantistes algériens à la fin du défilé du 14 juillet : sept morts, six Algériens et un syndicaliste CGT, et une cinquantaine de blessés selon le Courrier de l'Atlas. Le Courrier de l'Atlas ne mentionne aucune poursuite et décrit un épisode longtemps occulté. Source : Le Courrier de l'Atlas
Le surarmement
Ce que la police et la gendarmerie ont dans les mains, et ce que l'État achète.
Sainte-Soline : l'arsenal d'une journée. Selon le rapport de la gendarmerie, le 25 mars 2023 : 5 015 grenades lacrymogènes, 89 de désencerclement, 40 assourdissantes et 81 tirs de LBD. Source : Politis
LBD 40 : les munitions tirées par la police, de 2017 à 2025. Le rapport 2024 de l'IGPN compte, pour la seule police nationale, 6 284 munitions de LBD en 2017, 19 071 en 2018, 10 785 en 2019, 7 275 en 2020, 6 884 en 2021, 7 020 en 2022, 21 289 en 2023 et 4 047 en 2024. franceinfo, citant le rapport 2025, rapporte 5 065 tirs en 2025. Ces données reposent sur les déclarations des agents, comme le souligne l'ACAT. Sources : Rapport annuel 2024 de l'IGPN, franceinfo, 8 octobre 2026, ACAT, 27 juillet 2022
LBD 40 : blessures recensées. Selon Europe 1, le rapport 2019 de l'IGPN qualifie le LBD d'« arme la plus génératrice de dommages » et lui impute 32 blessures graves à l'œil ou au visage cette année-là. En 2020, la Défenseure des droits fait état de 48 blessures graves signalées comme dues au LBD depuis novembre 2018. L'IGPN compte une personne blessée avec au moins 9 jours d'ITT en 2024, contre 20 en 2023, police seule ; franceinfo rapporte trois blessés graves en 2025. Sources : Europe 1, juin 2020, LCP, 25 novembre 2020, Rapport annuel 2024 de l'IGPN, franceinfo, 8 octobre 2026
LBD 40 : près de 6 000 lanceurs commandés. Lyon Capitale rapporte en juillet 2026 que Verney-Carron a remporté un marché du ministère de l'Intérieur d'environ 15 millions d'euros. Il porte sur près de 6 000 lanceurs de 40 mm à un coup pour la police, la gendarmerie et l'administration pénitentiaire, livrables de 2027 à 2030. Source : Lyon Capitale, juillet 2026
OF-F1 : la grenade qui a tué Rémi Fraisse. Rémi Fraisse, 21 ans, a été tué à Sivens en 2014 par une grenade offensive OF-F1, un modèle distinct de la GLI-F4. L'OF-F1 a été interdite en mai 2017. En 2025, la Cour européenne relève que la France était le « seul pays à utiliser de pareilles munitions » en maintien de l'ordre. Sources : France 24, 28 février 2025, L'Avenir, 26 janvier 2020
GLI-F4 : retrait annoncé en janvier 2020. Le 26 janvier 2020, le ministre Christophe Castaner annonce le retrait de la GLI-F4, grenade contenant 26 g de TNT, après que des personnes ont perdu une main en la ramassant. Politis indique qu'Alsetex ne la fabriquait plus depuis un accident de production en 2014, et un article relayé par Civic Space Watch situe en mai 2018 la décision de l'utiliser jusqu'à épuisement des stocks. Sources : Reporterre, janvier 2020, L'Avenir, 26 janvier 2020, Politis, mars 2022, Civic Space Watch, décembre 2018
GM2L : la remplaçante. La GM2L d'Alsetex succède à la GLI-F4 ; présentée en 2020 comme dépourvue d'explosif, ce que conteste le collectif Désarmons-les, elle reste classée en catégorie A2, celle des matériels de guerre, selon Reporterre. Reporterre et Flagrant Déni rapportent que le ministère a reconnu devant le Conseil d'État en 2019 une puissance « quasiment similaire » à celle de la GLI-F4. La formule « arme de guerre » est celle de Reporterre ; la classification légale est la catégorie A2. Sources : Reporterre, janvier 2020, Reporterre, avril 2023, Politis, 13 mai 2025
Grenades de désencerclement : usages et marché de 27 millions. L'IGPN compte 5 420 grenades à main de désencerclement lancées par la police en 2018, 1 470 en 2021, 5 263 en 2023 et 1 550 en 2024 ; franceinfo en rapporte 1 789 en 2025. Selon Politis, un appel d'offres paru le 19 novembre 2024 prévoit jusqu'à 27 millions d'euros sur quatre ans pour 120 000 à 360 000 grenades, contre 1,84 million pour le marché de 2019. Il demande 160 à 163 dB à cinq mètres, contre 145 à 155 dB en 2019. Sources : Rapport annuel 2024 de l'IGPN, franceinfo, 8 octobre 2026, Politis, novembre 2024
Marché de 2023 : plus de 78 millions d'euros de grenades. Politis révèle en novembre 2023 que l'appel d'offres de 2022, estimé à 38 millions d'euros, a été validé pour plus de 78 millions sur quatre ans, alors que l'achat de 2018 représentait environ 17 millions. Le lot de grenades sonores pèse environ 18 millions, et Politis y signale la GL-307 du brésilien Condor, donnée jusqu'à 165 dB à 10 mètres. Le journal cite des projections de fragments relevées au Brésil, alors que le ministère affirme que cette grenade ne produit pas d'éclats. Sources : Politis, 10 novembre 2023, L'Essor, 23 décembre 2022, Politis, février 2024
Lance-grenades de 40 mm et tirs à 400 mètres. En décembre 2023, le ministère lance un marché estimé à 5,3 millions d'euros pour environ 800 lance-grenades de 40 mm, pouvant aller jusqu'à 3 000. Un accord-cadre publié le 31 mars 2025 porte ensuite sur 736 000 grenades de 40 mm, avec des portées de 100 à 400 mètres, pour plus de 21 millions d'euros estimés et plus de 64 millions au maximum (Politis). Sources : Politis, 11 décembre 2023, Politis, décembre 2024, mis à jour en avril 2025
Grenades assourdissantes suspendues pour le mouvement lycéen. Le 7 octobre 2026, le ministre Laurent Nuñez annonce la suspension temporaire des grenades assourdissantes lors de la mobilisation lycéenne, après la perte d'une main par un lycéen à Lens, où il juge forte la possibilité qu'une telle grenade soit en cause. La mesure se limite à ce mouvement ; 18 enquêtes de l'IGPN sont alors ouvertes, pas toutes sur l'armement intermédiaire. Source : LCP, 7 octobre 2026
LBD : la France et ses voisins. L'ACAT (2020) écrit que la plupart des autres pays ont renoncé aux lanceurs de balles en maintien de l'ordre : en Allemagne, seuls deux Länder en disposent, et la police catalane y a renoncé, alors que d'autres forces espagnoles peuvent encore s'en servir. La LDH (2023) cite la France, la Grèce et la Pologne parmi les très rares pays à les employer pour le maintien de l'ordre. Elle dénonce aussi, d'après Mediapart, une note de 2017 ramenant de 10 à 3 mètres la distance minimale de tir dans la police. Sources : ACAT, « Maintien de l'ordre : à quel prix ? », mars 2020, LDH, communiqué du 31 octobre 2023
BRAV-M : création et demandes de dissolution. Créée en 2019 par le préfet de police de Paris pendant les gilets jaunes, la Brav-M associe des policiers de compagnies d'intervention à des motocyclistes. La pétition demandant sa dissolution a réuni 263 887 signatures, un record pour ce type de texte, avant d'être classée en commission le 5 avril 2023. Le Comité des droits de l'homme de l'ONU a encore demandé en octobre 2024 si elle serait dissoute. Sources : Politis, 29 mars 2023, LCP, avril 2023, ONU Genève, compte rendu de l'examen de la France, octobre 2024
Nasses : censure du Conseil d'État en 2021. Le 10 juin 2021, le Conseil d'État annule le point du schéma sur l'encerclement des manifestants, faute de précisions garantissant une technique adaptée, nécessaire et proportionnée, ainsi que plusieurs règles visant les journalistes. Le schéma de décembre 2021 encadre désormais cette technique. Amnesty dénonce encore en octobre 2026 un usage « abusif » des nasses. Sources : Conseil d'État, 10 juin 2021, n° 444849, franceinfo, 8 février 2024, Amnesty International France, 23 octobre 2026
Vidéosurveillance algorithmique : de 2024 à 2030. Expérimentée pour les JO par la loi du 19 mai 2023, la vidéosurveillance algorithmique est prolongée jusqu'à fin 2027, puis par la loi Ripost jusqu'au 31 décembre 2030, avec extension à des lieux ouverts au public, voies publiques comprises. Le Conseil constitutionnel valide l'essentiel le 14 août 2026, en limitant à trois mois renouvelables certaines autorisations et en rappelant l'absence de reconnaissance faciale. Ces textes ne visent pas spécifiquement les manifestations, mais le Sénat propose en octobre 2026 d'y recourir pour surveiller les groupes à risque. Sources : Next, 2026, FNMS, 17 août 2026, Sénat, synthèse du rapport d'information n° 78 (2026-2027)
Canons à eau. Le ministère décrit fin 2018 un parc CRS de neuf engins lanceurs d'eau, dont deux peuvent embarquer lacrymogène et colorant, qu'il dit n'avoir jamais utilisés contre des manifestants. Reporterre compte quatre engins dans le dispositif de Sainte-Soline en 2023. Sources : Assemblée nationale, question écrite n° 12772 et réponse, 2018, Reporterre, 2023
Quads de Sainte-Soline. La Défenseure des droits (2026) établit que le peloton de 20 gendarmes sur quads a tiré 436 CM6 et 260 GM2L, ainsi que 2 des 81 tirs de LBD de la journée. Elle rappelle que l'emploi de la force en roulant est proscrit et juge disproportionnés les tirs effectués depuis un quad en mouvement ou en tir tendu. Source : Défenseure des droits, décision n° 2026-158 (copie hébergée par Bassines non merci)
Centaure : 90 blindés. Le ministère a commandé 90 blindés Centaure pour 57 millions d'euros (marché d'octobre 2021), avec un lance-grenades pouvant tirer 30 munitions à deux reprises. Une mitrailleuse de 7,62 mm peut y être montée : le ministère la dit réservée à des missions particulières, et un général de gendarmerie évoque une arme laissée sous housse et sans munitions (Politis, 2022). Source : Politis, 26 juillet 2022
Armes de type militaire : ce que disent les textes. franceinfo rappelle en 2026 que le code de la sécurité intérieure range certaines armes intermédiaires parmi les « matériels de guerre » : c'est une catégorie juridique. La formule courante « armes de guerre » est celle d'Amnesty (2020) et de Reporterre (2023) pour le LBD et les grenades. L'IGPN liste par ailleurs le fusil d'assaut HK G36 parmi les armes longues de la police, sans le rattacher au maintien de l'ordre. Sources : franceinfo, 8 octobre 2026, Amnesty International France, novembre 2020, Reporterre, 2023, Rapport annuel 2024 de l'IGPN
Sénat, octobre 2026 : conserver tout l'arsenal. Le rapport d'information du Sénat déposé le 19 octobre 2026 propose de maintenir tous les moyens de force intermédiaire, d'en développer de nouveaux et de favoriser drones et vidéoprotection algorithmique. Il propose aussi de pénaliser la participation à une manifestation non déclarée. Sources : Sénat, synthèse du rapport d'information n° 78 (2026-2027), Sénat, notice du rapport n° 78 (2026-2027)
Sans suites
Rapports, condamnations internationales, classements, et ce que répond le pouvoir.
Défenseur des droits : retirer le LBD (2018-2020). Dans son rapport remis le 10 janvier 2018, le Défenseur des droits demande de retirer les LBD de la dotation des forces de maintien de l'ordre. En novembre 2020, la Défenseure Claire Hédon réclame à nouveau leur abandon en manifestation devant la commission d'enquête. Elle indique que 10 % des saisines sur la déontologie aboutissent à un manquement et 1 % à une demande de poursuites disciplinaires. Sources : Réseau européen des médiateurs, 11 janvier 2018, Reporterre, 11 janvier 2018, LCP, 25 novembre 2020
Décision 2026-158 : une « logique de confrontation ». Le 7 juillet 2026, la Défenseure des droits conclut pour Sainte-Soline à une « logique de confrontation » ayant conduit à un lourd bilan humain, tout en admettant que le contexte pouvait justifier un emploi de la force. Elle estime que l'IGGN n'a pas mené son enquête administrative de manière objective et effective. Elle saisit le ministre pour des procédures disciplinaires, gradés compris, et lui demande de répondre sous deux mois. Sources : Défenseure des droits, décision n° 2026-158 (copie hébergée par Bassines non merci), ICI, juillet 2026, France 3, juillet 2026, AFP via La Gazette France, 8 juillet 2026
Enquête administrative : deux ans et demi après les faits. Le ministre demande une nouvelle enquête administrative le 5 novembre 2025, jour de la publication par Mediapart et Libération de vidéos de caméras-piétons de Sainte-Soline. La Défenseure des droits y voit un manquement au devoir de réaction de la hiérarchie, une enquête n'ayant été lancée qu'après la médiatisation. La précédente enquête sur les tirs de LBD depuis un quad avait conclu à l'absence de faute. Sources : Défenseure des droits, décision n° 2026-158 (copie hébergée par Bassines non merci), France 3, juillet 2026, franceinfo, 6 novembre 2025
33 traitements disciplinaires sur 40 militaires, pour des propos. Le ministère de l'Intérieur indique en juillet 2026 que l'enquête administrative a identifié 40 militaires, dont 33 ont fait l'objet d'un « traitement disciplinaire » pour propos inadaptés, jusqu'à des jours d'arrêt. Ces mesures ne portent pas sur les tirs : ceux-ci seront appréciés selon les conclusions de l'information judiciaire ouverte à Rennes. Source : AFP via La Gazette France, 8 juillet 2026
Sainte-Soline : plaintes classées, information judiciaire ouverte. Le parquet de Rennes annonce le 4 décembre 2025 le classement des accusations de violences de quatre blessés, faute d'identifier les tireurs, et ouvre une information judiciaire sur des tirs « non-conformes aux règles d'usage des armes ». Les plaignants ont ensuite déposé plainte avec constitution de partie civile, et les enquêtes restaient en cours en juillet 2026. Les organisations signataires d'un texte de la FIDH relèvent alors qu'aucun membre des forces de l'ordre n'a été condamné pénalement pour ces faits. Sources : ICI, 4 décembre 2025, France 3, juillet 2026, FIDH, juillet 2026
Commission d'enquête de 2021 : ce qu'elle proposait. Son rapport de janvier 2021 propose de ne plus employer le LBD dans les manifestations en mouvement, sauf grave danger ou émeute, de limiter les nasses, d'ouvrir l'IGPN et l'IGGN à des magistrats et à la société civile, et de confier les enquêtes sur les violences policières à un juge d'instruction. La Défenseure des droits relève en 2026 que le schéma national maintient l'emploi du LBD en manifestation. Sources : LCP, janvier 2021, Défenseure des droits, décision n° 2026-158 (copie hébergée par Bassines non merci)
Conseil de l'Europe et Parlement européen (2019). Le 26 février 2019, la commissaire aux droits de l'homme Dunja Mijatović demande de suspendre le LBD en maintien de l'ordre, en citant 12 122 tirs au 4 février selon l'Intérieur. Le 14 février 2019, le Parlement européen adopte par 438 voix contre 78 une résolution visant plusieurs États membres, qui demande un usage proportionné de la force et des enquêtes indépendantes. Sources : Reporterre, 26 février 2019, Parlement européen, fiche de procédure 2019/2569(RSP)
ONU, 2023 : États et rapporteurs spéciaux. Le 1er mai 2023, lors de l'Examen périodique universel, la Suède demande notamment à la France de traiter de façon transparente les allégations d'usage excessif de la force ; la délégation répond que celle-ci est encadrée et sanctionnée en cas d'erreur. Le 15 juin 2023, sept experts de l'ONU s'inquiètent de cet usage lors des manifestations contre la réforme des retraites et à Sainte-Soline, et appellent à revoir les pratiques de maintien de l'ordre. Sources : Al Jazeera, 1er mai 2023, Reporterre, 16 juin 2023
Comité des droits de l'homme de l'ONU (2024). Dans ses observations de novembre 2024, le Comité se dit préoccupé par les cas signalés d'usage excessif de la force, y compris en manifestation, et par le « manque apparent de sanctions appropriées ». Il demande de réviser la doctrine, d'enquêter rapidement et de publier les données. Son vice-président qualifie la recommandation de « prioritaire et urgente ». Sources : Comité des droits de l'homme de l'ONU, observations finales CCPR/C/FRA/CO/6, novembre 2024 (copie CNCDH), Europe 1, 7 novembre 2024
Comité contre la torture de l'ONU (2025). Après l'examen d'avril 2025, le Comité demande à la France de réexaminer l'usage en rassemblement des armes intermédiaires, dont grenades de désencerclement et lanceurs de projectiles. Il réclame des enquêtes menées par un organe sans lien hiérarchique ou institutionnel avec les agents mis en cause, et s'inquiète du classement de nombreuses affaires. Sources : ISHR, 2025, ONU Genève, compte rendu du Comité contre la torture, avril 2025
CEDH, 2025 : Fraisse et autres c. France. Par son arrêt du 27 février 2025, la Cour conclut à la violation du droit à la vie dans son volet matériel, relevant les lacunes du cadre d'emploi de l'OF-F1, mais pas dans son volet procédural. L'enquête française s'était soldée par un non-lieu, confirmé en appel et en cassation. Flagrant Déni présente l'arrêt comme la quinzième condamnation de la France pour une opération de police. Sources : Cour européenne des droits de l'homme, 27 février 2025, France 24, 28 février 2025, Politis, février 2025, Flagrant Déni, 2025
CEDH, 2024 : Auray et autres c. France. Par son arrêt du 8 février 2024, la Cour condamne la France pour une nasse de plusieurs heures à Lyon en 2010, faute de base légale à l'époque : violation des libertés de circulation et de réunion. Elle ne retient pas de privation de liberté et admet que la mesure pouvait être nécessaire. Sources : Le Monde du droit, février 2024, franceinfo, 8 février 2024
Amnesty International. Amnesty France demande en 2020 de suspendre le LBD 40, d'interdire les grenades de désencerclement et de créer un organe indépendant d'enquête sur les violences policières. Le 23 octobre 2026, elle dénonce un usage « abusif » de nasses, de gaz lacrymogènes et de grenades mutilantes et réclame une stratégie de désescalade. Sources : Amnesty International France, novembre 2020, Amnesty International France, 23 octobre 2026
ACAT : « L'ordre et la force » (2016). Ce rapport analyse un échantillon de 89 cas d'usage de la force entre 2005 et 2015, dont 26 décès et 29 blessures irréversibles, et consacre un chapitre à l'impunité. L'ACAT y décrit des affaires classées faute d'identifier l'auteur des faits, et Europe 1 retient que les agents n'ont pas été condamnés dans plus de 90 % des cas étudiés. Sources : ACAT, « L'ordre et la force », 2016, Europe 1, 14 mars 2016
Ligue des droits de l'Homme. Présenté le 10 juillet 2023, le rapport de la LDH sur Sainte-Soline qualifie l'usage de la force de « ni nécessaire, ni proportionné et indiscriminé » et estime que les secours ont été entravés. Le chef de l'IGGN juge alors ce rapport compilé très rapidement et affirme qu'il n'y a « pas d'impunité ». Le 31 octobre 2023, la LDH réclame le retrait du LBD 40 du maintien de l'ordre. Sources : Politis, juillet 2023, LCP, 12 juillet 2023, LDH, communiqué du 31 octobre 2023
Enquêtes de l'IGPN sur l'usage de la force. L'usage de la force vise 322 enquêtes judiciaires de l'IGPN en 2025, contre 428 en 2024 et 868 en 2019, soit le niveau le plus bas depuis 2015 (franceinfo). Ce chiffre mesure les affaires confiées à l'inspection, non le nombre de violences ; Flagrant Déni estime que l'IGPN ne traite qu'environ 10 % du contentieux. Sources : franceinfo, 23 septembre 2026, Politis, 18 novembre 2025
Sanctions : l'IGPN propose, l'administration décide. En 2024, l'IGPN propose un classement pour 89 agents, une sanction du premier groupe pour 90 et un conseil de discipline pour 85, et le directeur général n'a pas suivi ses propositions pour 23 agents. Ces propositions couvrent tous les manquements, et non les seules violences ; il en va de même des 1 678 sanctions prononcées en 2019, dont 39 révocations. En 2025, 4 080 agents de la police nationale ont été visés par une enquête administrative, et 60 % des dossiers clôturés ont donné lieu à des poursuites disciplinaires. Sources : Rapport annuel 2024 de l'IGPN, Europe 1, juin 2020, Anews Sécurité, 2026
Gilets jaunes : classements et poursuites. Au 15 janvier 2020, sur 401 enquêtes de l'IGPN, 155 étaient classées et 32 en information judiciaire, selon le ministère de la Justice. Au 31 mars 2021, l'IGPN compte 456 plaintes pour violences, closes à 88 % et classées pour 70 % d'entre elles, avec 19 policiers poursuivis. De novembre 2018 à juin 2019, la justice avait prononcé 3 163 condamnations dans le cadre du mouvement. Sources : Le JDD, 20 janvier 2020, AFP via Europe 1, 2021, ICI, 15 novembre 2019
Flagrant Déni : des auteurs identifiés dans 51 % des cas. Selon cette ONG (novembre 2025), à partir de données du ministère de la Justice, les auteurs de violences commises par des personnes dépositaires de l'autorité publique n'ont été retrouvés que dans 51 % des cas en 2024, et l'IGPN comptait 36 postes vacants pour 99 policiers en fonction. En août 2026, le ministère de l'Intérieur répond à une question écrite en défendant une politique disciplinaire rigoureuse, sans répondre sur l'uniformisation des critères de saisine. Sources : Politis, 18 novembre 2025, Assemblée nationale, question écrite n° 11567
Refus du terme « violences policières ». Le 7 mars 2019, Emmanuel Macron juge inacceptable le mot « répression » ; une revue universitaire et Politis lui prêtent le même rejet de « violences policières ». En juillet 2020, Gérald Darmanin dit s'étouffer en entendant ces mots. Laurent Nuñez refuse le terme pour Sainte-Soline en novembre 2025 et parle en octobre 2026 de « fantasmes de violences policières systémiques », en niant toute impunité. Sources : Public Sénat, mars 2019, Revue RUSCA, 2020, Politis, 13 mars 2019, Euronews, 30 juillet 2020, franceinfo, novembre 2025, LCP, 6 octobre 2026
Juillet 2026 : organisateurs condamnés, présomption votée. Le 1er juillet 2026, la cour d'appel de Poitiers confirme la condamnation de quatre personnes pour l'organisation de la manifestation interdite de Sainte-Soline. Le 7 juillet, l'Assemblée nationale adopte une proposition de loi présumant le cadre légal lorsque policiers et gendarmes font usage de leur arme à feu (FIDH). Source : FIDH, juillet 2026